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Le courage en entreprise

Le courage en entreprise

Marie-Josée Bourque
Marie-Josée Bourque

“Courage, the original definition of courage, when it first came into the English language — it’s from the Latin word cor, meaning heart — and the original definition was to tell the story of who you are with your whole heart.“

La Dr Brené Brown est chercheuse à l’University of Houston Graduate College of Social Work. Elle a passé les treize dernières années à étudier la vulnérabilité, le courage, la dignité et la honte. La citation ci-haut est tirée d’un TED Talk qu’elle a fait en 2010. J’en ai fait la découverte en faisant de la recherche sur le thème du courage, le sujet de ce billet. Bien que cette citation portait à l’origine sur l’être humain, elle me semble toute à fait appropriée pour la notion de courage en entreprise. En fait, en cette ère où le “storytelling“ règne, je ne pouvais faire autrement que de me laisser inspirer par cette définition.

La capacité de raconter son histoire du fond de son cœur, c’est-à-dire avec clarté, candeur, honnêteté et transparence me semble être à la base de la réussite des marques fortes dans le monde tout comme celle des petites entreprises locales qui conquièrent le cœur de leurs clients à chaque jour. Cette capacité n’est pas donnée à tous. En fait, il semble très difficile de maintenir le cap sur cette destination « courage ». Les obstacles et les distractions, pour ne pas dire les excuses, se multiplient en cours de route. Les marques qui réussissent se distinguent en ayant fait leurs devoirs pour réussir à bien définir leur positionnement, mais surtout, en étant continuellement à l’écoute de toutes leurs parties prenantes – clients, employés ou actionnaires. Elles savent se remettre en question et s’adapter pour demeurer pertinentes, tout en restant fidèles à elles-mêmes. Certainement pas une mince tâche !

Il semblerait toutefois que les efforts pour être une entreprise courageuse en vaillent la peine. Deloitte a sorti une étude sur le sujet en septembre dernier. Intitulée « L’avenir appartient aux plus audacieux. Le Canada a besoin de plus de courage. », cette étude démontre, chiffres à l’appui, que le courage est un moteur de croissance économique important. Les entreprises courageuses voient leurs revenus croître plus rapidement et emploient plus de gens. Elles innovent davantage. L’étude démontre aussi, que malheureusement, le Canada manque d’entreprises courageuses. Plusieurs entreprises sondées se croient en fait plus courageuses qu’elles ne le sont en réalité. J’imagine que ça prend aussi du courage pour réaliser qu’on n’est pas aussi courageux qu’on le croit… Pour combler l’écart entre la perception et le niveau réel de courage au sein des entreprises, Deloitte propose les cinq recommandations suivantes :

  • Oser faire les choses différemment et remettre en question le statu quo.
  • Prendre des risques calculés.
  • Faire ce qui est juste.
  • Commencer par soi-même.
  • Unir pour inclure.

J’aime que ces recommandations soient humaines. C’est comme un retour aux sources, à l’essentiel, à notre vraie histoire. Le courage, croyez-le ou non, ça se développe et ça s’acquiert si on y travaille. Être courageux, c’est un choix. À refaire à tous les jours, avec les bons guides en tête. Choisir d’être courageux, c’est choisir de grandir, de devenir meilleurs. Entrepreneurs, dirigeants, employés, nous avons tous, à différents égards, le devoir de faire ce choix pour assurer notre réussite et notre bonheur collectifs.