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Du BAC à Braque, mes premiers pas en publicité.

Du BAC à Braque, mes premiers pas en publicité.

Stéphanie Blais
Stéphanie Blais

J’ai longtemps profité d’une demi-certitude : je suis une fille de communications. Transmettre des idées, travailler en équipe pour acheminer un projet créatif, c’est ce qui me motive depuis le secondaire. C’est aussi ce qui complique le choix d'un domaine d’emploi. Ceux qui étudient en droit deviennent avocats, ceux qui étudient en médecine deviennent médecins, mais, pour vrai, c’est quoi un « communicateur »?

Vers la fin de mon baccalauréat en communication et production vidéo à l’Université Concordia, j’ai fait un bilan. Étais-je mieux outillée qu’avant? Oui. Mon sens critique avait-il été aiguisé, la qualité de mon travail rehaussé? Absolument. Étais-je prête à me joindre au « monde des grands »? Non.

C’est pourquoi l’idée d’un stage en agence publicitaire m’intéressait beaucoup. Dans l’expression « un bac en communication, ça ouvre plein de portes » que je me suis maintes fois répétée, la publicité a toujours été l’une des portes qui m’intriguaient le plus, et voilà que Braque l’ouvrait tout grand pour moi! Dans un monde où tant d’employeurs requièrent des années d’expérience mais où si peu s’engagent à accorder leur chance aux débutants, ce stage au sein de Braque, c’était une occasion en or. En entrevue, il n’a pas vraiment été question de mon expérience en publicité, de ma connaissance de tel ou tel logiciel, à peine un coup d’œil à mon C.V. Ce qui semblait compter plus que tout, c’était mon intérêt marqué pour l’univers publicitaire et mon grand désir d’apprendre. On m’a rassurée dès le départ : je ne serais pas une stagiaire café. L’équipe de Braque m’a confié de vrais projets et de ce fait, elle m’a accordé toute sa confiance. Pendant les trois mois qu’a duré mon stage, j’ai appris des choses que je n’aurais jamais pu apprendre toutes ces années sur les bancs d’école. Je quitte Braque avec en tête des leçons qui me serviront bien au-delà de mon stage. En voici quelques-unes :

1. Un projet réfléchi, c’est un projet réussi.

Quand un projet m’emballe, j’ai envie de m’y mettre tout de suite. Si cet enthousiasme est bon signe, les pros savent qu’avant de lancer une publicité, il faut y réfléchir, longtemps en plus. On dit que les gens de ma génération ne peuvent pas se concentrer sur une idée pendant plus de sept secondes. C’est peut-être pourquoi il me semblait parfois contre-intuitif d’accorder tant de temps et de réflexion à la création d’un échéancier ou d’un budget. Dans mon entrevue, on m’avait prévenue qu’il y aurait des aspects moins glamour au monde de la publicité. Je comprends maintenant mieux de quoi il en retourne! Ceci dit, j’apprécie la démarche, sincèrement. Parce que non, ce n’est pas glamour, c’est même un peu ennuyant. Par contre, en se donnant le temps de prévoir chaque détail de production, en considérant chaque personne impliquée, chaque problème auquel on pourrait faire face, on permet à une idée d’atteindre son plein potentiel.

2. Relis. Non, encore.

C’est un peu comme jouer à Où est Charlie?. Lorsqu’on révise un texte pour voir si tout y est, il se peut que certaines coquilles nous sautent aux yeux. Puis viendra la troisième relecture, et la quatrième, puis cette irrésistible envie de déclarer « OK, tout est beau ». Croyez-moi, vous aurez tort. Quelque part, il y a une virgule mal placée ou un verbe mal accordé, et si vous les manquez, c’est quelqu’un d’autre qui trouvera Charlie à votre place. Mon expérience chez Braque a entraîné mon œil pour le détail et m’a fait découvrir la satisfaction d’un travail minutieusement corrigé.

3. Un travail d’équipe, pour vrai.

À l’école, j’étais souvent de celles qui terminent les projets d’équipe en solo. Bonne chance à ceux qui tenteront de livrer une campagne publicitaire à eux seuls! À Braque, j’ai redécouvert le travail d’équipe, celui qui nécessite le savoir-faire et l’expertise de chaque membre, celui qui exige la communication et la fiabilité de chacune des parties impliquées.

4. Tout est dans le détail.

Pendant mon stage, j’ai eu la chance de voir des projets se métamorphoser. J’étais sans cesse étonnée de constater les changements capables de transformer une bonne idée en un coup de génie. Un adjectif repensé, une image retravaillée, une mise en page modifiée… Maîtriser la publicité, c’est aussi maîtriser la simplicité.

Au-delà de ces apprentissages, mon expérience comme stagiaire chargée de projet à Braque a concrétisé mon intérêt pour la publicité et m’a dotée de plusieurs des outils nécessaires pour réussir sur le marché du travail. J’ai pu goûter à la vie en agence, assister à des séances de brainstorm et voir des gens incroyablement talentueux à l’œuvre. On m’a permis d’observer, mais aussi de contribuer, de me tromper, d’apprendre, de grandir.

À toute l’équipe de Braque, tout simplement et très sincèrement, merci!

Auteur : Eva Barroso Riccardi, chargée de projets stagiaire - Été 2016.